Giacometti à Landerneau

Le Rat a pris quelques vacances (c’est d’ailleurs cette pause bienvenue qui m’a conduit à créer ce blog, un projet qui me titillait depuis longtemps) … et s’est rendu en Bretagne!

J’ai eu l’occasion d’y faire de belles découvertes artistiques, notamment le Fonds Hélène et Edouard Leclerc pour la Culture, avec une magnifique exposition Giacometti! Je dois avouer que le Suisse est l’un de mes sculpteurs préférés : j’aime l’aspect brut de son travail, ses réflexions sur les mutations de la réalité et de l’humanité. Lors de la visite du Musée d’Histoire de Saint-Malo (qui fera l’objet d’un autre post tout prochainement), l’affiche de l’expo, représentant son célèbre Homme qui Marche se détachant sur un fond blanc, et mis en valeur par des caractères rouge vif, m’a immédiatement tapée dans l’oeil. Il fallait aller voir ça de plus près!

Le FHEL a été créé en 2011 à l’initiative des héritiers de la fameuse chaîne de magasins, dans le but de rendre l’art contemporain accessible au plus grand nombre. Il a été installé au coeur de la ville de Landerneau (29800), dans l’ensemble conventuel des Capucins, datant du 17ème siècle, autour d’une sorte de très grande halle.

L’aspect sobre et industriel est de rigueur dans ce genre de lieux…mais heureusement il n’y est pas aussi poussé que dans certains centres d’art contemporain (vous connaissez peut-être l’enfer blanc du Consortium de Dijon…)!

L’œil du Rat :

Une exposition très bien conçue, chronologique sans verser dans le travers assez courant de la fresque historique. Les thèmes abordés permettent de survoler toute la production du maître, de ses essais cubistes et surréalistes (magnifique « Fleur en Danger ») jusqu’à ses recherches sur le socle comme partie intégrante de la figure ; outre les sculptures, de nombreux dessins et tableaux sont réunis. Encore plus intéressant, un texte de l’artiste paru dans la revue Labyrinthe en 1948 : « Le Rêve, le Sphinx et la mort de T ». Giacometti y relate un cauchemar extrêmement complexe, ainsi que la mort de son ami, événement traumatisant qui lui procurera par la suite le sentiment effroyable de croiser des cadavres partout.

Certaines sections sont remarquables, notamment celle consacrée aux Peintures Noires ou celle présentant les minuscules sculptures des années 40, baptisée « A la limite de la disparition ».

Enfin, la rencontre avec l’Homme qui Marche, en toute fin d’expo, bouleverse le spectateur, tant une vibrante humanité se dégage de ce corps décharné, aux pieds rivés (ou englués) au sol, mais que sa force vitale continue à porter en avant, toujours plus loin.

Le + du Rat :

Un beau lieu, et surtout, une belle expo, claire comme on les aime. Pour les enfants, un petit livret payant (3 euros dans mon souvenir, et bien conçu, du moins au feuilletage) est disponible à l’entrée. Des visites sont organisées tous les jours, et de jeunes médiateurs reconnaissables à leur badge orné d’un point d’interrogation répondent aux éventuelles questions des visiteurs. 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s