Museum-trip à Amsterdam – 1ère partie!

Tout juste de retour d’un très beau week-end dans la capitale des Pays-Bas, j’ai choisi de vous raconter mes découvertes muséales jour par jour… soit deux parties très intenses, et un troisième article un peu à part, que vous découvrirez dans les jours à venir.

 

En deux jours et demi (nous sommes arrivés le samedi en début d’après-midi, et sommes repartis à 15h le lundi), nous avons eu le temps de visiter pas moins de trois musées et deux expositions temporaires, tout en découvrant à notre rythme la ville, ses canaux, ses marchés et ses quartiers les plus typiques. Nous avions planifié cette escapade pour coïncider avec notre anniversaire de rencontre (trois ans déjà que le Rat-Prof m’accompagne dans mes divagations culturelles…et dans tant d’autres choses! ^^) mais également pour découvrir l’exposition Van Gogh-Munch, qui s’est d’ailleurs terminée dimanche.

Le samedi, à peine débarqués du Thalys et les bagages déposés à l’hôtel, nous avons commencé notre découverte de la vie culturelle d’Amsterdam avec une visite au Musée des Tropiques, le Tropenmuseum.

De l’avis même des Amstellodamois, ce musée n’attire pas beaucoup les touristes de passage, qui privilégient le très célèbre Rijksmuseum et le musée Van Gogh, qui ont de plus l’avantage de la proximité puisqu’ils sont situés de part et d’autre de la même place, la Museumplein. Nous avons pourtant beaucoup apprécié ce site de l’ancien Institut Colonial, dont les riches collections sont parfaitement mises en valeur, dans des présentations très vivantes et ponctuées d’espaces de médiation extrêmement pertinents. A l’origine, les objets provenaient des différentes colonies néerlandaises (que je n’imaginais pas si nombreuses) ; la présentation actuelle met en valeur non seulement l’esthétique, mais aussi et surtout les valeurs ethnologiques, cultuelles et culturelles des artefacts. On retrouve cet esprit de dialogue, d’ouverture et de tolérance dans le programme des expositions temporaires : en ce moment, les Sixties, le Maroc, et le thème pas si évident de l’homosexualité et de la transsexualité en Chine.

Dans l’espace d’exposition permanente, j’ai particulièrement aimé la façon dont la scénographie alternait dioramas (recréations en 3D d’espaces précis, souvent peuplées de mannequins), la photographie et les pièces historiques. De nombreuses reconstitutions, notamment dans la section Moyen-Orient, animent l’espace et permettent aux visiteurs de déambuler dans un souk, de s’attarder devant la devanture d’un fabricant de babouches, ou encore de s’attabler dans un café égyptien. Les nouvelles technologies sont mises à contribution : casques audio, écrans tactiles ou encore dispositifs réagissant à la présence, permettent un dialogue constant avec les objets.

Le Tropenmuseum est un endroit très vivant, qui se nourrit des échanges avec ses visiteurs et leur donne, à de nombreuses reprises au cours de la visite, l’occasion de participer et de témoigner de leur propre vision des choses.

Après cette parenthèse très enrichissante, nous avons filé à l’autre bout de la ville pour découvrir la Maison d’Anne Frank. Changement total d’ambiance avec la visite de l’Annexe, la cachette des familles Frank et Van Pels et de Fritz Pfeffer, durant la Seconde Guerre Mondiale. Durant deux ans, les huit clandestins, dissimulés dans des locaux étroits et sombres, seront approvisionnés par des employés d’Otto Frank, au cœur même de son entreprise confisquée par les Nazis. Ils seront arrêtés puis déportés en 1944 ; sept d’entre eux périront dans les camps de la mort. Seul survivant, Otto, revenu à Amsterdam, découvre le journal d’Anne et décide de le publier, pour rendre un dernier hommage à sa plus jeune fille, qui rêvait d’être écrivain.

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Sur place, nous avons été un peu surpris, pour ne pas dire déçus, par un certain nombre de détails : d’abord le côté très commercial (et le flot de visiteurs qui s’ensuit), avec une certaine surenchère autour du « mythe » Anne Frank, puis l’aspect dépouillé des pièces à visiter, qui ont été entièrement vidées de leurs meubles à la demande d’Otto Frank. DSC03221On avance en fait en file indienne dans des chambres nues, aux fenêtres voilées de noir, finalement moins des espaces de mémoire que des couloirs de circulation privés de leur signification d’origine, et dans lesquels l’arrêt ne doit pas être trop prolongé, sous peine de gêner les autres touristes qui se suivent de près. Pas beaucoup d’explications, non plus, dans les parties plus spécifiquement « musée » : quelques vidéos très courtes, un contexte historique un peu trop brièvement résumé, des extraits du Journal aux murs et sur les rideaux, quelques pages d’origine présentées dans une salle à part…et c’est tout. Le livret de visite apporte quelques compléments, notamment sur les relations entre les différents clandestins. Le Rat-Prof et moi nous attendions à plus d’émotion, plus de communion et d’empathie…mais le parcours rapide dans les pièces nues ne nous aura pas laissé de souvenir impérissable.

 

A très bientôt pour la suite de nos aventures amstellodamoises!

 

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