Bienvenue en Utopie : le Familistère de Guise.

Très proche de mon lieu de résidence, le Familistère de Guise est une visite incontournable à faire dans l’Aisne. C’est toujours avec plaisir que j’en redécouvre les différents bâtiments et que je le recommande à qui veut bien me prêter l’oreille ; bien que je m’y sois déjà rendue trois fois, je n’avais jamais encore rédigé d’article pour le présenter…corrigeons cela sans plus attendre!

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Pour comprendre le contexte d’édification de cette utopie architecturale qu’est le Familistère, il faut d’abord présenter son fondateur, Jean-Baptiste André Godin (1817-1888). Fils de simples ouvriers, cet autodidacte nourri de lectures socialistes mise sur son ingéniosité et son talent. Il se retrouve ainsi rapidement à la tête d’une entreprise florissante de poêles en fonte, installée à Guise, au nord de l’Aisne. Parallèlement au développement de son usine, Godin décide de mettre en pratique les idées fouriéristes et saint-simoniennes qu’il a assimilées en les adaptant à ses propres convictions. Son terrain de jeu? Le Familistère, un incroyable ensemble architectural constituant une cité de 2000 habitants, un « Palais Social » où ses ouvriers trouveront tout ce dont ils pourraient avoir besoin ou envie. Godin en dessine lui-même les plans : partant du principe simple qu’un travailleur efficace est un homme aux conditions de vie saines, et que labeur et vie personnelle sont étroitement liés, il souhaite proposer à ses ouvriers un cadre non seulement salubre mais aussi et surtout épanouissant. En bon phalanstérien, il entend également développer les valeurs liées à la famille et au sentiment religieux.

SAMSUNG CAMERA PICTURESLe Familistère est édifié entre 1859 et 1884, mais connaîtra par la suite de nombreux remaniements. « Au Familistère, 1500 personnes peuvent se voir, se visiter, vaquer à leurs occupations domestiques, se réunir dans les lieux publics, et faire leurs approvisionnements sous galerie couverte sans se préoccuper du temps qu’il fait et sans jamais avoir plus de 160 mètres à parcourir », écrit Godin. Hygiène et confort priment pour la construction des bâtiments en brique rouge, dont certains sont dévolus à l’habitation et d’autres aux infrastructures utilitaires (les économats, les magasins, la nourricerie pour les enfants de quelques semaines à 2 ans, le pouponnat pour les 2-4 ans, etc.) et de loisirs (les jardins d’agrément, le théâtre, la piscine, ou le kiosque à musique, qu’utilisent régulièrement les différentes associations culturelles ouvrières.).

La visite du Familistère commence généralement par les trois bâtiments principaux, rassemblés autour d’une vaste cour abritée d’une verrière absolument incroyable, surtout lorsque le soleil illumine les panneaux qui la composent. Mosaïque au sol, acier et verre pour les étages… au centre de la structure, le visiteur prend avec émerveillement la mesure du projet de Godin.

Quelques bandes sonores habilement diffusées participent à la recréation de l’ambiance qui devait régner au quotidien dans ces pavillons où se côtoyaient patrons et travailleurs (l’appartement de Godin est quand même très grand, et un peu à part…le circuit de visite permet de s’en rendre compte!). Le matin, les enfants se rassemblaient dans la cour avant de partir à l’école en chantant, là encore dans un esprit très phalanstérien. Le mauvais sujet qui se tenait mal, ou l’enfant négligé, mal débarbouillé, se repéraient vite dans la troupe. La disposition des logements contribuait en effet à la surveillance de chacun par ses voisins, dans un esprit de communauté et d’autodiscipline…un peu sectaire quand même, surtout quand on sait que les « nouveaux arrivants », notamment les épouses rencontrées à l’extérieur, devaient littéralement montrer « patte blanche » au cours d’un examen d’hygiène et de propreté.

La scénographie, très bien conçue, permet au visiteur de déambuler dans la plupart des espaces (deux des pavillons sont à l’heure actuelle fermés au public), d’en apprendre plus sur la construction du Familistère et le développement de l’usine Godin, mais également de découvrir la vie quotidienne des ouvriers à travers de petites expositions thématiques réparties dans les logements.

A titre personnel, j’aime beaucoup la reconstitution du deux-pièces loué par un couple au début du XXème siècle ; des adhésifs découpés évoquent habilement le mobilier typiquement présent dans ce type de logement, tandis que la parole est donnée au couple via les citations apposées sur les murs, qui émaillent le parcours de façon ludique. Autre coup de cœur, la buanderie-piscine avec son petit bassin dont le plancher pouvait être remonté pour permettre aux femmes et aux enfants d’apprendre à nager dans les meilleures conditions. L’exposition sur l’hygiène est très pertinente et l’éclairage à la fois naturel (zénithal) et artificiel (très beau jeu de contrastes) magnifie le bâtiment.

Le théâtre se visite également, avec une petite projection toutes les heures environ ; les bâtiments des écoles, qui l’environnent, ne sont quant à eux pas accessibles au public, car ils remplissent toujours leur fonction d’origine et accueillent une centaine d’enfants à l’année. Le mélange entre le musée et le lieu d’habitation toujours exploité fonctionne d’ailleurs très bien : on a l’impression que l’esprit communautaire n’a pas vraiment disparu, même si la gestion associative mise en place à la mort de Godin n’a pas survécu au mouvement de mai 1968. Je vous recommande la visite guidée qui vous permettra de bénéficier d’un éclairage intéressant, notamment sur l’exposition des Économats, qui présente les idées de Godin et ses inspirations d’une manière un peu technique pour le profane (j’en parle en connaissance de cause!). Si vous manquez de temps, concentrez-vous sur le bâtiment principal et la buanderie-piscine. En revanche, si vous avez bien géré votre visite (comptez deux bonnes heures pour faire le tour des espaces), et si la météo s’y prête, n’hésitez pas à faire un petit tour dans les jardins d’agrément, très bien entretenus. Enfin, sachez que de nombreux événements culturels y sont programmés à l’année, souvent au Théâtre ; le 1er mai au Familistère est un incontournable!

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Je suis fan de la signalétique!
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Manger au musée?

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Hannah Rothstein, Série « Thanksgiving Special »

La fin de l’hiver signifiant pour moi le retour en force des visiteurs (et des projets) dans le musée que je dirige, j’ai donc un peu déserté les autres institutions culturelles pour me focaliser sur le bon fonctionnement de la mienne! Comme je n’oublie pas le blog pour autant, entre deux révisions de concours, j’ai pensé vous proposer aujourd’hui un article quelque peu atypique, sur le thème de la nourriture au musée. L’idée m’est venue au cours d’un goûter d’anniversaire, que nous organisons au moins une fois par semaine dans ma petite structure : alors que je découpais le gâteau, l’un des petits m’a demandé s’ils avaient le droit de manger, « parce que normalement, dans un musée, c’est interdit! »

Le débat était lancé, et même si avec des bouts de chou de six ans, il ne pouvait pas aller très loin, j’en ai profité pour refaire un peu le tour de la question. Quelle est la place de la nourriture au musée? Cantonnée aux cafés-restaurants et à la boutique ou, plus audacieuse, s’imposant en salle d’exposition?

Dans presque tous les musées se trouve un point ravitaillement, un petit café, ou à défaut un espace dans lequel il est permis de consommer de la nourriture ; s’il est souvent vedette en boutique ou au restaurant du musée, le comestible se fait en revanche beaucoup plus discret dans les espaces d’exposition. Certains établissement surfent allègrement sur la vague du marketing en proposant des desserts appétissants aux couleurs des tableaux célèbres, de la soupe à la tomate de Warhol au chocolat chaud « à la Jeff Koons », servi dans une tasse d’un kitsch absolu. Quant aux produits dérivés des boutiques, inutile de s’étendre sur le fabuleux éventail de propositions, du thé aux pâtes alimentaires en passant par les bonbons gélifiés (les enseignes installées au cœur du château de Versailles en sont un très bon exemple).

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Le « Mondrian Cake » par Caitlin Freeman : un dessert spécialement conçu pour la cafétéria du San Francisco Museum of Modern Art.

En salle d’exposition, en revanche, nourriture et boisson ne sont plus les bienvenus, en témoignent souvent les affichages sévères à l’entrée. Les raisons d’une telle politique sont évidentes : l’entretien du musée, tout d’abord, qui n’est déjà pas une mince affaire quelle qu’en soit la superficie, mais aussi et surtout la conservation des œuvres. Un joli petit bronze de Degas ou un nu de marbre risquent fort de pâtir d’un contact un peu fortuit avec un esquimau au chocolat ou des doigts tout poisseux de caramel…et ne parlons même pas des boissons, qu’un mouvement un peu maladroit suffit à faire gicler partout. Formés à anticiper ces menaces, les conservateurs de musées « traditionnels », qui considèrent la nourriture comme un ennemi des œuvres, sont pourtant de plus en plus nombreux à l’heure actuelle à prêter l’oreille au chant des sirènes des nouvelles médiations. Manger au musée, quelle drôle d’idée… et pourtant, cette approche ludique et interactive, qui titille les sens, est en passe de révolutionner notre façon d’aborder l’art.

Toucher une œuvre, c’est en quelque sorte en prendre possession : pour quelques secondes, le visiteur devenu acteur acquiert la possibilité d’interagir avec ce qu’il se contente d’habitude de regarder. A fortiori, goûter un élément, c’est l’assimiler physiquement, dans tous les sens du terme : une véritable inversion des rôles! Dans la démarche de sollicitation des sens, d’abord développée à destination des publics en situation de handicap, puis largement popularisée au musée, le goût assume son rôle de sens « social » ; alors que la vue et l’ouïe s’expérimentent en solitaire, la nourriture se partage bien souvent, autour d’une table et en groupe.

En outre, et suivant le fameux « Je suis ce que je mange », la nourriture est un marqueur culturel extrêmement important, qui définit notre appartenance à une communauté, à une religion, voire même à une classe sociale. Ce qui répugne à un Occidental sera ainsi savouré comme un mets de choix par un Asiatique, de même qu’un plat défini comme tabou par une religion sera apprécié au quotidien par les membres d’une autre communauté. Le musée, en tant qu’institution culturelle, se doit de détailler et d’expliciter ces différentes pratiques afin d’en permettre la compréhension, voire l’appropriation, par les visiteurs.

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J’avais l’embarras du choix pour illustrer mon propos… et j’ai choisi l’option soft.

Comme souvent (comme toujours?), ce sont les musées américains et anglo-saxons qui ont ouvert la voie aux innovations, en utilisant la nourriture comme un élément muséographique tout aussi parlant, voire plus, qu’une maquette ou qu’une projection vidéo. Au National Museum of the American Indian, à Washington, le visiteur a ainsi la possibilité de goûter aux plats traditionnels de la cuisine indienne, comme les tamales (galettes à la farine de maïs) préparées devant lui. D’autres institutions culturelles assument également leur rôle éducatif en organisant des ateliers apprenant à mieux consommer : l’American Natural History Museum de New York propose ainsi des stages de cuisine et de dégustation aux plus jeunes.

BFM_Logo_NoWarningEnfin, certains musées sont quant à eux entièrement dédiés à la nourriture, du classique « Alimentarium » de Vevey, en Suisse (premier musée « alimentaire » du monde, ouvert en 1985), au plus délirant « Museum of Burnt Foods » situé à Arlington dans le Massachusetts, en passant par le MOFAD (Museum of Food and Drink) de Brooklyn, qui prend son rôle éducatif très au sérieux. Au « ChocoStory », le musée du chocolat de Bruges, le visiteur assiste à la fabrication de pralines qu’il peut ensuite goûter, avant de se soumettre à un test déterminant son chocolat préféré. Le musée de la Glace, à Bologne, le Musée des Ramen à Tokyo ou encore le musée du Pain à Breia au Portugal, où le visiteur est invité à fabriquer sa propre baguette, fonctionnent sur le même modèle.

Enfin, je ne pouvais conclure ce très bref panorama sans aborder quelques œuvres entièrement comestibles, qui accèdent sans conteste, protégées par leur statut artistique, aux salles des plus grands musées du monde. Des paysages de Carl Warner aux installations mises en scène et photographiées par Sarah Anne Ward, en passant par les tableaux en toasts de Maurice Bennett ou les « repas de bonbons » de Jesse Gabe…les artistes n’ont pas fini de jouer avec la nourriture! Bon appétit!

 

Et vous, pensez-vous que la nourriture ait sa place au musée? Et quelles œuvres aimeriez-vous y déguster?

 

Au cœur des Confluences…

Lyon et le Rat, c’est une grande histoire d’amour : c’est la ville de mes études, celle où je me suis installée à 18 ans à la sortie du nid familial. La ville de mes premières découvertes culinaires, esthétiques et intellectuelles en solo (mais aussi de mes premiers shoppings 😉 )… bref, un vivier de souvenirs dans lequel j’ai adoré me replonger récemment en compagnie du Rat Prof. Le but de notre escapade lyonnaise? La visite du Musée des Confluences, que je lorgnais, étudiante, depuis les quais du Rhône, alors qu’il s’élevait lentement de terre, créature hybride au dos de verre bombé, à mi-chemin entre le vaisseau fantôme wagnérien et la capsule extraterrestre.

Comme pour beaucoup de grands musées, le projet ne s’est pas réalisé sans heurts : un coût impressionnant (presque 300 millions d’euros, quand même), 15 ans de travaux (avec tous les retards et les reports que l’on peut imaginer), et plus récemment, des critiques plutôt piquantes sur les conditions d’embauche du personnel. Quelle que soit la part de vérité dans ces réflexions, le Rat de Musée préfère juger de ce qu’il connaît (un peu) : la muséographie et la médiation!

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Nous entamons donc notre parcours par les collections permanentes, divisées en quatre grandes expositions : « Origines, les récits du monde », « Espèces, la maille du vivant », « Sociétés, le théâtre des Hommes » et « Éternités, visions de l’au-delà ». Chaque module se conçoit indépendamment des autres, et on peut donc choisir par lequel débuter. La présentation, originale, se joue des effets de profondeur, offrant parfois l’objet hors de l’écrin de sa vitrine ; la scénographie relaye efficacement le propos, depuis les cloisons percées de minuscules trous séparant les espaces pour « Éternités », jusqu’à la corde déroulée le long du parcours « Espèces », matérialisant les évolutions des êtres vivants et le lien qui les unit. Il serait difficile de vous résumer ici nos presque six heures de visite, mais l’impression générale est celle d’un discours maîtrisé, d’une présentation ludique même si on en regrette parfois la densité quelque peu oppressante dans certains espaces, et surtout d’une collection d’une grande richesse, support et prétexte d’activités de médiation variées.

SAMSUNG CAMERA PICTURESDans l’exposition « Origines », je me suis longuement arrêtée devant les statues chamaniques inspirées des légendes Inuits, et notamment les sculptures représentant Sedna, la déesse de la mer, dont le chaman de la tribu doit peigner la longue chevelure emmêlée une fois par an, pour éviter que les pêcheurs ne pâtissent de ses terribles colères. Émouvant face à face avec nos lointaines ancêtres, néandertalienne, sapiens et Florès, et salut au mammouth de Choulans, retrouvé au cœur de Lyon!

« Sociétés » est très bien conçu, mais la densité des expôts oblige à une nécessaire sélection : impossible de lire tous les cartels et de regarder toutes les petites vidéos explicatives. Dommage, car elles sont très didactiques, aussi bien compréhensibles par les enfants que par les adultes, et permettent de mieux comprendre les thèmes clés qui sous-tendent l’exposition : la création, l’échange, le commerce, les rapports de force et d’entraide…

SAMSUNG CAMERA PICTURESAvec « Espèces », c’est à un voyage dans les ramifications du vivant et les mystères de la biologie que nous sommes conviés; les dispositifs interactifs sont ici multipliés pour mieux captiver le public… mais ce sont surtout les animaux naturalisés qui attirent le regard! La très belle sculpture du « buisson du vivant » constitue quant à elle une médiation poétique qui se suffit à elle-même et nous entraîne hors de la spirale des classifications.

Pour « Éternités », outre les traditionnelles momies accompagnées de leur cohorte d’objets funéraires et cultuels, j’ai beaucoup apprécié le grand panneau des Vanités, par Jean-Philippe Aubanel, camaïeu de crânes multicolores devant lequel on s’assoit un moment pour méditer…intéressant mélange d’antique et de contemporain, et parfaitement intégré dans le cheminement, on en redemande!

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Nous avons bien sûr profité de notre visite pour découvrir deux des expositions temporaires en présentation, dont les titres nous avaient particulièrement alléchés : « L’Art et la Machine » pour le Rat-Prof, et « La Chambre des Merveilles » pour moi!

Entre compressions de César, voitures accidentées (la Giulietta de Bertrand Lavier), créations volantes de Léonard de Vinci, tableaux de l’ère industrielle ou encore incroyables mécanismes de plusieurs mètres, nous avons beaucoup apprécié « L’Art et la Machine », et avons profité de l’espace audiovisuel aménagé pour revisionner avec bonheur le jubilatoire « Modern Times » de Chaplin.

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La Chambre des Merveilles a ravi mon cœur de Rat de Musée (si vous commencez à cerner le personnage, vous comprendrez aisément pourquoi…), avec sa scénographie très originale et la transition opérée, grâce aux tasseaux de bois clair empilés au-dessus de nos têtes à la manière d’une cabane fantastique, entre présentation de musée classique, voire un peu austère, et cabinet de curiosités regorgeant d’objets insolites et de spécimens naturalisés. Au gré de l’ondulant fil conducteur de papillons, on ne peut qu’admirer le travail de mise en scène, qui permet de passer en douceur du scientifique à l’esthétique.

Nous avons conclu cette immersion par un atelier tout public proposant de mieux comprendre la naturalisation telle qu’elle fut inventée, et telle qu’elle est désormais pratiquée dans les institutions modernes. J’avais très envie de tester ce type de médiation en petits groupes, dans la partie « laboratoire » du musée… et mon bilan est assez mitigé. Je n’ai pas compris la nécessité de mobiliser trois médiatrices pour un groupe d’une douzaine de personnes, d’autant que l’activité se résumait en fait à faire palper des spécimens aux divers stades de la naturalisation, ce qui personnellement ne m’a pas vraiment suffi (à en croire les questions des enfants entre 5 et 9 ans avec qui nous avons suivi l’atelier, je n’étais pas seule dans ce cas).

Très bon bilan quand même pour cette institution lyonnaise dans laquelle j’ai déjà hâte de retourner pour en découvrir tous les secrets!

Et vous, avez-vous déjà pénétré dans le « Cristal » ou vagabondé au gré des espaces du « Nuage »? Entre Rhône et Saône, aimeriez-vous vous aussi embarquer pour une après-midi à bord du vaisseau de verre des Confluences?